FABLES & TALES - Demian West

Wednesday, October 05, 2005

Le Présid'Mitran & des Lovis le Quatorzième

Une fable en duplex des limbes
Des Indes galantes & orientales
Des SovranPrésid en haut devis
En cherche des pompes & tombes
Du pouvoir sûr les deux mondes

Le PRESID'MITRAN & des LOVIS le QVATORZIEME

Le SovranPrésid'Mitran mort
Ca y est ! il y entre dans l'Histoire
De voir ce qu'il y a bastant là-haut
Il y frime à mort ! et pour cause
Dans les limbes de nos rois gisants
Sont-ils chiffrés Ludovico and co
Tout mêlé de notre Charlemaigne
Au grand Carolus vrais gaulliens
Tous en panoplie d'une dive Pucelle
Qui bouta non-plus du boute-joie.
Au fond de la lignée hip-dynasty
Des galanteuses galeries vérolées
De potportraits des rois Warholés
A l'abbé Suger Montjoie St-Denis
D'aucun perruqué fashion wiggy
Tout bouclé autour son bout d'nez
Si fort régalien et cire-bourbonnée
C'était donc not'top ès Chlodovicus
LoveLouis ou C'lovis not'froid soleil
Th' drag'king des maxima Familles
Il était beau des primes & conservé
Au musée des rois congélo si d'effroi
Mort quand même c'est lèse-majesté
Comme l'a dit le sermon du Bossuet
Qu'il foutut le tremblement à la cour
Du versaillais le mieux Chic'délogé.

-"He ! Ch'Lovis si nous devisions genre
Not'Franc parler…de qui gouvernaille ici ?"
-"Majesté Mazette mais soufflez d'arrivée
Avant bistra du skeptron vite besogner "

Oui ! ils étaient déjà si ennemis accoués
Par toutes queues si rivales et si ficelles
Des intrigues et des alcôves hot d'active
Des portes coulisses dérobées du Palais
Dans les limbes est-ce donc pareil à là-bas ?
Qu'on dit tout-bas : c'est ici-bas ou çà-bas

Les voilà qui firent leurs gestes et montres
De leurs Grands Travaux tous pharaoniques
Il lâcha "Versailles" et sa grand'messe fut dite
"E pluribus bibliobus" SovranPrésid'Mitran
Qu'il l'enlevât : haut-le-sceptre écarte-toi de là !
C'était lui le roi des rois des architectes du dur
"Est-elle pas toute en verre ma quadrangl' bibal'
Ma grande Bibliothèque du Mitran le Primesaut
C'est elle et mes livres que j'emporte avec moi,
Dans les limbes où les pages nos Indes Galantes
Nous tournevirent entr'deux mondes épistoliers "

Le neuf Alexandre dut répondre de ce pied-là :
"Toujours plus grand et vaste c'est ma formule
Du pouvoir qu'il s'espace outre les huisseries
Et toi pour y mettre tous les livres que tu lis ?"

Le Présid'Mitran sphinx à la mode égyptienne :
"Quand en pointe du pouvoir je dus le quitter
En marche des promenoirs du champ-de-mars
Où j'y vis tantôt une lectrice… ivre de bateaux
Lus et reliés à des mondes entiers dans un livre
Si petit et misérable qu'il les contenait trèstous
Et je me dis en moi-même que ce point alpha-là
Si contenu contendu en soi se pourrait naviguer
Dans l'haut-delà et d'un monde à l'autre aller ?

Qu'en penses-tu roi séculier parti tout-à-l'égout
Par la chasse du tout dernier de nos trous culiers"

-"Il suffit ! tu parles en atlante et Roi philosophe
Qu'il couchât Platon à sa guyse ou son bon plaisir
Et il nous plaît prendre ta leçon que tu nous livres
Faudrait-il quitter le pouvoir avant le perdre & soi
Entrer en chas par le petit livre qui doit survivre
Ne régner ne coquiner si livrée avec mots lettrés"

Wiggy Ludwig grand roi mort vomi des courtisans
Comprit que si l'on gagne c'est qu'on y perd aussi
Et cettui qui perd sitôt il y gagne…et tout à la fin.

L'Emperier Auguste and Miss What'D'You'Callum

Un mystère au temple fabuleux
Où l'on entrât les Deux-Mondes
Entre les colonnes salomoniques

L'EMPERIER AVGVSTE and
MISS WHAT'D'YOU'CALLUM

C'est son triomphe curialis
Le spectacle romain majeur
On y voit l'Auguste emperier
Défiler attelé à son quadrige
Ses chevaux blonds nerveux
Et vêtu sa chlamyde blanche
Toute piquetée de staries d'or
Dessous est-il peint en rouge
Des cheveux jusqu'aux pieds
A l'image du Dies Pitar divin

Parmi gens patriciens romains
Soit du monde entier il avance
En la tempête publique glisse
Monte vers le temple du dieu
Romain contremont capitolin
Jupiter le très-haut & très-bon
Il saute et descend de son char
C'est lui sacrement chic'affété
Beau gosse des Fastes familles

Pontifex maximus en sa religion
Entre-t-il dans son temple même
Le dieu t'attend gaffe à tes fesses
Passe les colonnes salomoniques
Bien-maçonnées genre orientées
Au fond sent-il quelques brumes
Du princeps étrangères opiacées
Si qu'on le voit passer nowadaies
Si outre et si vitement télé-porté
Quelque part entre Seine & Paris

Un truc même que tu l'crois-pas
Si tu le vois tout par-devant toi !
Là, des lustres d'ombres elfiques
Voit-il Miss What'd'you'Callum
De la joviale Damzel c'est le nom
MachinChose de Paris rivegauch'
Belle comme l'usine blanc si bleu
Si chouette sur sa neuve bicyclette
Elle cause à l'emperier et au dieu :

"Octave, tu m'as l'air bien paumé
Au naos que croyais-tu y trouver ?
Autour le péan du dieu maximus
Des turquesques leçons classiques ?
Des mecs-à-barbes ou superman ?
Un barman mécanique mousse ?
Gonfanons d'aigle suant d'ahan ?"

-"Quand même un peu plus d'éclat
Qu'il me fît raller genou par terre,
Qu'une bimbo si superbus canon "
Pensa-t-il ladré de son latin châtré
"Dis-moi, à quoi tout cela rime !
Qui es-tu et où suis-je vraiment ?
Depuis que By Jove j'y entrai "
-" Ah ! Si je le savais je te dirais
Mais sans décon' c'est si je veux !
Avant ça faut-il bien me draguer
Et du genou tu râleras tout bleu
Tant y a de mystères en celui-ci
Ne cherche pas à le comprendre
Contente-toi de bien m'étreindre
Ma vision te teindra roide rouge
Bois la pour t'en souvenir là-bas
Quand tu descendras de ce train
Et qu'on la demandera d'un trait

Après leur discrète affaire d'éros
Il retourna vers ses jeux romains
De ses plus marsiennes consorces
Puis au peuple il dit ce qu'il y vit
Dans l'adytum des clos mystères
"C'est Dieu lui-même qui me dit
De Rome la Fortune et l'à venir
En tous points écrit et conforme
Aux textes des prêtres flamines"

NéantNought de la luv'damozelle !

Ainçoit des mystères qu'on cache
Plutôt que les dire tels qu'on les vit
Car plus maister et sage qu'on soit
On craint certes d'aller au lynchage.

Des Pharaouns & Bast'Balayeurs

Une fable des artis'fabuleux
Ou comment on se bien-trompe
Le temps de dire bien-vrai

Des PHARAOUNS & BAST'BALAYEURS

En not'siècle neuf, massy tempêtueux & disputeux
Tout en foraines pseudo-chutes contemporaines
On y prit plaisir & science à confondre l'en-haut avec çà-bas
Puis au rebours pareillement
Est-il pas not'meilleur-des-mondes ?
Th' massyClassy où friquéSmiqué
C'est tout-pareil idem sexy !
Y vit-on un complet collège des Pharaouns
Et sages lettrés de l'AEgypte très-antique
Venus voyageurs ès cathédrants
Non-pas de la secte des renfrognés
Car d'entr'eux un plus bel'homme des universités
Nous dit et publia la neuve formule de lois
Et pour aveindre à protéger le nôtre brevet
De not'génome bientôt marqué-not'marché
Du cercle enferrant chauffé à blanc
Qu'il enclot tout not'troupeau desveaux
"Non non ! point de clonage, ni nos doublures en pelisses
C'est tout, trop nul à chier !
Dedans not'ville ou police
Et si peu d'originalité, à la fin des fins, quoi quoi !"
Paraventure furent-ils en maraude
Th' city magical-mystery-tour
Quand il vinrent à duire à l'entour th'BeastyBastille
Il y virent d'aucun beau Bast'balayeur très-efféminé
Si bien mis à la mode des sybarites romains
Tout en teinture d'arabiques grands orientaux.
"O mes nobles & lettrés Ramessides
Je vous sais vrais et si bons
Et contre la polit'Secte des renfrognés
Mais outre, je suis ès artis'ingénieux
Et donc libre des collèges & des universités
Qu'elles soient visibles soient cachées
Je me contente donc du peu ou du pire
Que je vois couler en ruelle si en maleplace
A Bast'Bastille & chaque weekend
J'y mise donc sur l'usance inéluctable
Que l'on fera vite des neufs engins
Vifs godemichets & gods and co
Méchaniques & organiques
Si qu'ils seront nos robo'Clonos
Et comme nous, seront-ils nos multiples
Artis'Clonos à la rue not'marché
A coup-sûr ! puisque pauvre si richement
Y-est-on-déjà quoi quoi ! à la fin des fins
Et faudra ce que vouldra not'police,
Le ballet pire encore du balais !"
Il les prit alors à reprises à secousses bien-étrangères
Des questions et des doutes d'ensemble ils discutèrent
Il leur ajouta à certes : "Comme l'hellène Vénus
Vénitien j'y balaie du matin au serein,
Je ne sache jamais de quoi ou qui
J'y bast'balaie ! Woust du balais !
Et vous de même O beauxPharaouns
Vous nous mettez en garde ce jour d'huis
A l'erte des dangers des clonos qu'ils nous viennent sitôt
Ah ça ! sont-ils pas déjà là ?
Et n'est-ce pas les balayer
Et cela avant même que d'en connaître
Et donc d'en pouvoir juger
A la touche de leur Chic'Humanité ?"

Si bien que nos bonsPharaouns
Et pour ce coup-là massySexy
En devinrent moins chichement
Un peu mieux cools jurisprudents
Car il sentirent bien ci-devant
Qu'ils dirent peut-être le droit d'avant
Mais tout-contre et au rebours
D'une neuve éthique d'un droit tout-venant
Que le clone parce qu'ils s'en méfient
Qu'on en doute et qu'on s'en garde
Bien trop vite & trop vite bien
Aurait-il, à la fin des fins, son plus grand mal
A défendre la sienne si Chic'Humanité
Quand il sera là son vit haut dressé
Aussi pauvre et d'autant riche que sitôt bast'balayé
A cause : Qu'il est là bien-né sans l'avoir jamais voulu !
Faut-il comprendre not'fable des BonsPharaouns
Qu'ils agissent si bien car ils nous préviennent
Du massyPire que seront nos clonos
Mais, aussi & par-là même annoncent-ils en pire
La sienne épreuve pour cettui clone
Hors son éprouvette qu'ils voulurent prestement balayer
Comme on balaie au début & à la fin
De not'marché aux Bast'Arts originaux, aux légumes et à toutes viandes
De Bastoch'Université des nés libres belles artyes & artis'
Si plus sexy et si plus couillus que la secte des renfrognés.

Soit not'clono sitôt pensé par nos bonsPharaouns
(Qu'ils se trompèrent bien tout en disant le Vrai)
Il fut balayé et recta aux détritus jeté
Avant même qu'il soit né cloné
Ou just'avant qu'ils le dirent à la fin :
Qu'il est autant que l'original bien-né ?
Not'sphynge Vénus à la cour du Grand Balais
Pour le dire inventa cette tzarribl'énigma :
"Et si pour ralentir le pire on voulut le mettre au pilori ?
Et du même coup on empirât des temps à venir ?"

Somme en moral homme :
Faudrait-il que nous aimions les clonés
Mais pour douloir ou ne pas tolérer des clonages ?
Par ainsi tous Pharaouns & Bast'Balayeurs
Et chacun selon son poste & temps
Agirent-ils en grand'sagesse.

Des Amants Ki'Mont' & Ki'Decent

C'est la Fable qui monte au rideau
Dans le must du théâtre vénusien
Des étreintes entre chair & latex
Faut-il savoir tout de son texte

Des amants KI'MONT' & KI'DECENT

C'est l'Hôtel du Nord à Bastoch'st-Martin
Vrai ! moins grand'autel des mariages
Plus on y monte, aussi vit' on y descend
Car là : tout le bizness des escales y est !
Partout ça dégringole des rideaux aqueux
Qui tombent des petits-grands spectacles
Comme miracles quotidiens en nature
Cyprines mousses de nos vives petites morts
Des test'amants de l'art de la chambre à coucher
A l'horizontale nos soleils les mieux cachés

Compère & commère KI'MONT'
A c'theure y vont coucher
Ils ont tout décidé : à la montre paravance
"Ce que tu veux tu me le dis & je ferai
Et ce que je veux je te dis & le feras
Haut-la-main ! zou on y va !"
Comme au compte à rebours
Des collages & décollages phalliques
Combien y a-t-il ? soixante & neuf… déjà !
Des lustres depuis minuit lunaire apollonique

Ils croisèrent Co & Co KI'DECENT
Eux : spontanés téléportés en l'hyper'amour
"On improvisera ce qu'on y trouvera…
Peut-être ! n'en disons rien encor' !
Amour, pauvreté, inscience ou fidélité
Le sexe n'est pas tout de l'affaire cul
Que l'amour des décents restât intacte
De ces méchaniques si huileuses
Bien trop l'genre des teknoEmbaisés"
Aussi avaient-ils fait l'ânière économie
D'une étude à quatre-mains-mêlées
Des amples figures maxima déhontées
De marines bites Indiques Orientales
Contremont des temples de not'Kama
Sutra d'aucunes pages les plus-usées
Par nos antiques & neuves iconiques
Des universités sexy et pas si cachées
Il firent grand repast de ce lit
Et d'une plume si galante au menu
Mais par le chemin tout raccourci
Du droit fil de leur plus vif élan :
De se conjoindre vit' tout menu
Par leurs endroits les plus chers
C'était donc superBien chez les KI'DECENT !
Mais descend-t-on plus vite qu'on y monte
Emus bougés par les seules lois et forces
De la bigBang attraction universelle
Et qu'en avaient-ils à foutre mieux ?
Pour faire court : ils osèrent moins.

Quant au rebours, nos KI'MONT'
Vinrent-ils aussi à leur plus haut pieu
Mais par tous détours plus savants
Si nombreux en doigté de phalanges
De toutes pointes, langues de doigts
Clito ciselés par devant jusqu'à derrière
Ils ouvrent large cuisses & lèvres du livre
Puis qu'ils se dirent tout de leurs désirs
Dire comment…et par-là, voire là aussi
J'y suis … tiens le pénil et les nymphes
Et caresser ton triangle vonPawlick slic
Et ton point max'Graff'nberg doux itou
Qu'ils ne te sont point détails du tout
Quand on y touche comme tu le sens !
Si qu'ils y mirent plus de temps
Bien plus précieux en cette affaire
Des jouteuses braveries en amuseries
Et qu'à la fin plus outre maxima :
D'eux-mêmes ils conjouirent outrés
Et donc la voilà l'affaire :
Ils s'en aimèrent d'autant mieux
Riants spasmes repus à satiété
Ce qui semble la bonne fin
Qu'on y cherchât tous enfin !

Ainsi, pour y venir à cette monte testé
Et par nos deux corps bien-aimantés
Faut-il s'y mettre tout soi-même
Et moins attendre du hasard & néant
Connaître la scène pour improviser
Est-ce pas une plus fine poésie
De ces techniques très plaisantes ?
Que pour se faire l'un l'autre Bien :
Savoir s'entredire tout ce qu'on y veut.

Le Paon Drag'apanne & la Chic'Chatte

Un fabliau où l'on estime que le différend
Entr'homme & femme est qu'ils sont d'abord
Aimants, à fin de s'y mieux-voir si différents.

Le PAON DRAG'APANNE & la CHIC'CHATTE

En not'City d'une police trop raffinée
Un paon se lamentait à cour et à drague
Sa longue plainte en soupirs tranchants
On l'entendit de tous matins & jardins
Il était bleu & or tout en oculis coquins
Et dragueur à mort des sitrop top-modelli
Elles lui tombaient comme rosée du matin
De toutes natures si vagissantes machines
Leurs yeux tout invaginés versdedans elles
Il ne se sentait plus not'dameret des ailes
Si galant ès science embesogne damozels.

Mais au-dedans un big Palace genre l'Elysée
Il voulut une chic'chatte jamais si cul-de-jatte
Qu'elle régnât sur le rocher jet-set des people
Pas monacaux du tout et même très membrés
Toute la boutique des beaux-gosses si affétés
& sur la dragu'internet des réalités top-molles

Sur son arabique diwan elle pensa tout haut :
"Le paon est-il sexySexy ! il les a toutes ! Moi
Il ne m'a pas, en son fond Coq & Commerce
Et de ce dard-là je le castre et donc le perce
Et le griève de bourelleries, car ça me plaît "

L'annonce du paon apparut-elle par son wifi
De son portable sur diwan, l'internet sur surf
A la chatière persique des web vieilles familles
L'annonce des paon-familles disait sa drague :
"Je suis un bel artiste biouti et savant au turf
Je suis à toi et comme tu veux si tout de suite !
Ne suis-je pas paon ? parce queue ma faute à moi ?
Si mon plaid si beau châtier vous dira : je vous plais
Plus quantième on se fait de l'effet ! Comprenez ! "

Il prirent un marché & date au Flore des Cafés
Se reconnurent d'arrivée ès avantage des photos
Ils étaient des maxima bimbos qui branlent du feu
A toute la terrasse jusqu'aux Deux jolis Magots
Dragues à Machinchose & devis germanopratins
Ils s'allongèrent à l'ensuite dans d'autres débats
Plus serrés si doux si plus conjouissants à la fin.
Mais au l'endemain elle le jeta vite de ce pied-là
Du diwan et de tout le bâtiment du chic'élyséen
" Va-t-en drag'apanne ! si brillant en l'amoouuur !
Qu'au matin après ton si vif éclat, bref tu reposes
Et va lire au pieu ton journal sans resservir le plat
Alors que je t'attendais à reprises et non-en-panne"

Elle était bien trop chic'chatte pour faire sa paonne
Not'chatte en voulait des comme elles en appétit
Des fins félins qui aiment les chatte'natures aussi
Pour bien s'entrechauffer entre fourrures pareilles
Et s'entrevoir en beaux miroirs et longs tout à l'envi
Car il se fit jour & lustre que not'paon rien dragueur
Ne pouvait aimer chatte comme il aime sa paonne
Just'à montrer sa paonnequeue il fut vit au différend.

Peu d'hommelets si machos aiment vraiment les femmes
Si pour les comprendre faut-il être un peu comme elles
Car Aimer c'est à bien celle fin : de se comprendre tout !
En pensées, coutumes & surtout en semblables appétits
Par l'entremise et attrait des différences : Même & même.

L'Araignée & le Blaireau


Une fable en fourberie
Autour de la fontaine du marché Bastille

Hier, au terme d'un fil polar assez,
On m'a donné à lire la lettre pas-si-ouverte
Des révoltés du BountilleBasty :
Le bateau clos et non-plus ivre du tout
Dans la tempête disputeuse.

C'était bien ès chien,
Ce texte trop long,
Trop défonce-moi la gueule des autres
Et avec un copier-coller sitrop du règlement enmarbré :
Que l'on y voulait qu'il soit enfin appliqué et à la lettre
(close des maisons)
Par la Somarep not'Bailleur qui était donc là au début.
On s'est marré aarrgh ! comme au bar
Sur la plaza des personnalités cultes des familles.
Et je me suis mis dans des pensements
Parce qu'ils m'y sont venus aisément,
D'un avenir trop proche.

Vraisemblable :

La SomNot'Bailleur qui n'est pas cousue de sots -
N'a-t-elle pas quand-même fait ce règlement ?
Et outre qu'elle a su l'adapter à l'esprit des artistes
Pré-supposés des plus tolérants -
D'arrivée va-t-elle sourire et non-recevoir comme il convient,
Y vont bien s'marrer aussi
Et sitôt rendre tout la pareille.


Là, ils vont grincer des portes, aux chiens qui mordent
La main qui tolère.
Puis, ils vont dire autrement et sans le dire comme ça :

"Si vous n'êtes pas bien ici, chez nous et
A Paris ce qui n'est pasNéantNoughtNichevo,
Et si vous vouliez plus de règlement encore,
Allez-donc voir plus loin au tréfonds où l'on déjeune depuis longtemps
De la rase-gratis-race".
La porte pour dehors et ça-bas vous est bien-ouverte, de l'air ! "

Et ceci dit sur le tonTout ce qu'il y a de plus politChicParisian,
Comme et par la lettre,
A la lettre, culier coup-de-pied quoi quoi !
Tu-l'as-cherchée-non ?
La porte-voie des périphéries
Des guerresWarries,
Mon drougyTovaritch ?

Mets ta montre à c't'heure !

Nous sommes donc au XXI siècle et qui n'est plus l'autre.
Alors, et à l'ensuite d'un tel discours polissé et réalPolit,
Tous les signataires resteront
Parce qu'ils y ont chaud quand-même dans ce marché-là.
A Bastoche tout-de-même
Qui vaut bien qu'on s'y accroche plus très-tendrement,
Et non-pas avec des doux-durs Chicots paraventura.
Peints tout en feintise & fourberie à la fin.
Car eux : les chefs-couverts de la bande à Chicot
Devront-ils s'faire la belle...
Eh oui ! Pour ne pas perdre la face,& couvre-chef et tout le reste.

Et ce toutim-là -
Comme depuis les débuts de l'Histoire des Suétone
Et des autres écrivains-coquins qui ont lu -
Rentrera dans l'ordre vague qui laisse favorablement
Des tolérances assez :

Est-ce pas triste !
De voir des artistes se rassembler à celle peineuse fin
De demander que le sovranOrdre règne "à la lettre",
Ils veulent tout et leurs stands & boutiques voisines interdits
A l'à-peu-près,
Et aux girafes-araignées
Qui m'font peur maman quand elles parlent.

Et outre : dans leur vies-mêmes :
Aiment-ils que tout soit sitrop règlement ?
Ne s'arrangent-ils ou s'accommodent-ils jamais à autrui ?
J'en doute fermement !

Pour ma meilleure part :
Je reste en la plus excellente compagnie
Cette-ci qui n'a pas signé,
Trop libre à-certes,
Et si bien-composée des meilleurs et plus libres esprits
Et artistes haut-la-main :
Mes amis indivis.

Ils n'ont pas signé, eux :
La sorte de charte du constat d'échec,
Ingrate ou amère et autoritaire dérivée
A bride bientôt lâchée,
Comme une lettre de p'tite cachette
Qu'elle rejettât en Bastille
Les calmes et les sereins
En le bel-avenir

Mais qu'il est juste un peu plus lointain.
Quand tout se re-construira,
Construira neuf,
A la Bastoche des drougyPotes
Et mes belles artyes qui signent
Oui mais d'un baiser.

Le Lézard et le Serpent

Une Fable bien affabulatrice
Depuis la Fontaine not' Marché
Mais oncques point si affable
Qu'en la plus fiable des fiances.

LE LEZARD ET LE SERPENT

Un lézard qui aimât les lézardes
Et paraventure en peignit-il
Leur corail fendu du rubis .
Il fabula et franchit le Rubicon
Comme le fit César fils de Vénus.
"L'Araignée et le Blaireau" sa fable
Elle plut ore et ore, ou déplut aussitôt
Selon des diverses opinations
A la presse des artistesBastillés
Mais non-point à sa verte déesse
Icelle vérité toute-nue du puits
Générée de l'écume océanique.

S'en amuse-t-on de ses galipettes
Entr'dieux-déesses entr'jambettes
Entre les arts si entr'lézardettes
Galants et damozelles à plein drap
Qu'on se fend donc bien de not'gueule
Si qu'on est vif, et de bonne santé.

Le serpent aimât à plaire aussi
Qu'il glisse économe ce néanmoins
Trèstout prodigue de mots creusés
Et par lui-même d'abord-vidés du sens.
Il n'aima rien de la fable du lézardeau
Car, il souffrit tout son trop-contenu
Et se vit en si lustre et si noire peinture
Non tu-le-crois-pas ! Bien trop crue !
Si qu'il en perdit et sur le champ
Et de sa république et de son pseudo
Bâtiment de la ChicotBon'Démocratie .

Il eut alors de ces pensements-là :
" Ha ! ça ! il suffit maintenant des opposites
Qu'on me fait à moi si bon et si grand'homm'
Qu'elles me tombent sur ma grand'beauté
Et sur mon bel-esprit qui séduit ou fiance
Juste à ma seule montre.de moi-même
Sitôt j'apparais et je dois règner donc !
Ce semble, je sais promettre à escient
Juste à la touche de ce qu'on m'demande
Sans jamais que j'y sois obligé, tout à la fin"

Somme : le lézard l'osa lézardé
Si à fait que l'affable serpentin
S'y fâcha toutvert et eut des mots
Moins creux mais plus disputeux
Du dur-cassé démagogue snaky
Hyper-vulgarisateur ou ordurier.
Comprit-on vitement sur le marché
Dans la presse réunie des artistes
Gentils et riches pauvres de rien
Qu'une courbe qui glissât si bien
Toute contendue d'un corps si long
Entre les allées de la politique ou
Sur la complexion de cettui visage
Comme un sourire tout-souplesse
Escachât tantôt des pires dessins
Des noeuds malins qui poissent
Cestui qui s'y laissât trop séduire

Vers le Grand'Soir de lui-même
Ou la révolution du trop rubicond
Qui te promet tous rêves cash
Des fantasmes sitrop asexués
Du culte de leurs personnalités

Et vot'lézard en fiance des Mots
S'en saisit-il et en remplit-il au débord
D'un contenu très-antique et neuf
Qui ne puis se dire avec des mots
Mais qu'on y entend si fort pourtant
Dans ce libre esprit et dict voltairien
Comme si tout s'entendait par oeil
Comme le lézard aime sa laisarde.

Chic'Coucou & le Phénix

Fable de not'Fontaine du Marché
Autour la nôtre Bastoche des artis'
Genre : We don't get fool'd again !

CHIC'COUCOU & LE PHENIX

Un coucou gras et lors trop grand
De place en nid vint à manquer
Il scruta donc du-haut le Génie
Oui ! à Bastille il se posa d'arrivée
"Wouahou ! la belle place et stand !
A me confier, et tout si bongras
Public que sont tant d'artistes,
Tendres peut-être, mais naïfs assez."

Il alla leur dire ses sermons beaux
Mais surtout ses grandiloquents
Si qu'ils l'entendirent et qu'on le reçut
Même : on le couronna Rex Bastochivs
Comme il voulut : par-dessus le marché.

Durant un an passé de ce pied-là
On l'entendit promettre tous feux
Qu'on ne vit allumer qu'en cendres
Même à la Noël des bonsmarchés :
Jamais de fêtes non-plus de succès
Ni à Paris, ni au Marché Bastoche !
On dut donc dans cette cendre-ci
Le débarquer vite du nid vidé trop grand
Pour not' cou-cou : ce qui est étonnant !

Il en fut cocu et en refonda tout-des-nids
De plus en plus petits et trop nombreux
"Quelle république me couronnera-t-elle ?
Sur ma seule parole de maîstrie-coucou
Ne suis-je pas le phénix tout-en-promesses ?
Qu'il me suffit de les fantasier ou fantasmer."

Il pleura dans la cendre du plat-marché
Et quand toute parlerie se fut tue lassée
On y vit des petites plumes se rassembler
Elles se dirent un neuf phénix d'Alexandrie :
"A la fin, je renais quand un vide m'a gonflé
Pareil au trop plein œuf que je suis, tout éclos
Des espérances couvées, couvertes des jactances
Des gros coucous qui s'en volent de nid en nid
Quand je germai phénix en la ruine et la cendre."

Ainçoit, de grands oiseaux qui se paissent d'oisillons
Et d'autres plus tardifs qui croissent de moins, de rien
Est-ce dire qu'ils se savent attendre le bon moment ?

Les uns firent et font des cornards ou des cocufiages
Les seconds nous bluffent aussi : naissent-ils de grise cendre
Mais, à l' inverse pour éblouir quand ils s'emplument de l'or :
Pareil au génie que l'on voit à Bastoche, du début et à la fin.

Le Malchik Troumalin

La fable qui dit trous de biens
D'un p'tit paumé né surdoué
Pour évider des trous malins


Le MALCHIK TROUMALIN

Le daktari n'en pouvait mais,
De ce malchiki massy surdoué
Pap'mam sens dessus-dessous
Que va-t-on faire monstr'à nous
Du casting des tv-foot-familles ?

Il est vrai qu'il était né-affligé
D'une sorte de don inutidébile
Qu'il apparut quand il ruina tout
De la case départ de ses parents
Oui ! Il crevait les murs à tomber
Juste en les regardant un zipeu
Un truc à l'éclate genre surnaturel
Bizdard CIA vu à la téloMédrano
Qu'on en voit des trucs jourd'hui
Que ça fait peur d'la suite & fin
Et j'en lis à la bibliotec plus ultra !

Partoutou il allait ça trashtombait
Des crash bodybuildés flashinfos
Il était toujours de sortie, quoiquoi !
Son bain d'espace trèsjazz à jacuzi
Une sorte de génie héroïkFantasy
Parfois, on lui demandait ci-dehors
Ce qu'il faisait si ouvert son pleinair"
Hé !Je scrute l'espace et qu'il s'ouvrît !"
Et, ses drougyPotes s'y mirent en rôle
Dans le roman de sa vie tout-à-trous"
Qu'on l'anpéât vit'fait au castingciné
Qu'on lui trouvât enfin bonbonboulot
Chez le gars-US qui peint des Héros
Eux qui changent le monde si à cran
En crevant les écrans des wizivisios
De l'avenir tout en trois-dé-chantier "

Mais, ils ne surent jamais ce qu'il voulut
Bien dire : à creuser ses troudurs comça
Quand il leur dit vagu'à-l'œil simplesse :"
Aïe! Je prends surtout le bon-exemple
A voir ce qui déconne, tout si partout
Où ça pète des bombines à praimetivis
Qu'en voyant bien tout ce qui fait Mal
Je comprends tout c'qui-faut-plus-faire
Aïe! Que ça me troue le cul à chaque fois !

Plutôt qu'à me mirer les rares bonscoups
Car ce qui-déconne est bien plus courant
Que ce qui-va-bien, limit' sitop-confident
Va donc voir ! sur www.connard.com
Comça se bouscule au portail des memb' "

Adonc, mes frères & sœurs plus malins
En parleries désabusés…cauzvit j'técoute!
Faut-il tout voir de ce qu'on doit éviter
Comme s'évider le tunnel vers mieuxcash
Creuser son p'tit trou du Maister karacho
Du spacySpace qui s'ouvre des briquettes
Pas-seul ! car bien-entouré bien-copinette
Comme un god'effet d'vot' blondé divine.

Et ceci pour dire cette inverse morale à regret :
Prendre leçons des trous du Mal plus nombreux
Aussi du Bien mais trop rare pour creuser prou.