Le Présid'Mitran & des Lovis le Quatorzième
Une fable en duplex des limbes
Des Indes galantes & orientales
Des SovranPrésid en haut devis
En cherche des pompes & tombes
Du pouvoir sûr les deux mondes
Le PRESID'MITRAN & des LOVIS le QVATORZIEME
Le SovranPrésid'Mitran mort
Ca y est ! il y entre dans l'Histoire
De voir ce qu'il y a bastant là-haut
Il y frime à mort ! et pour cause
Dans les limbes de nos rois gisants
Sont-ils chiffrés Ludovico and co
Tout mêlé de notre Charlemaigne
Au grand Carolus vrais gaulliens
Tous en panoplie d'une dive Pucelle
Qui bouta non-plus du boute-joie.
Au fond de la lignée hip-dynasty
Des galanteuses galeries vérolées
De potportraits des rois Warholés
A l'abbé Suger Montjoie St-Denis
D'aucun perruqué fashion wiggy
Tout bouclé autour son bout d'nez
Si fort régalien et cire-bourbonnée
C'était donc not'top ès Chlodovicus
LoveLouis ou C'lovis not'froid soleil
Th' drag'king des maxima Familles
Il était beau des primes & conservé
Au musée des rois congélo si d'effroi
Mort quand même c'est lèse-majesté
Comme l'a dit le sermon du Bossuet
Qu'il foutut le tremblement à la cour
Du versaillais le mieux Chic'délogé.
-"He ! Ch'Lovis si nous devisions genre
Not'Franc parler…de qui gouvernaille ici ?"
-"Majesté Mazette mais soufflez d'arrivée
Avant bistra du skeptron vite besogner "
Oui ! ils étaient déjà si ennemis accoués
Par toutes queues si rivales et si ficelles
Des intrigues et des alcôves hot d'active
Des portes coulisses dérobées du Palais
Dans les limbes est-ce donc pareil à là-bas ?
Qu'on dit tout-bas : c'est ici-bas ou çà-bas
Les voilà qui firent leurs gestes et montres
De leurs Grands Travaux tous pharaoniques
Il lâcha "Versailles" et sa grand'messe fut dite
"E pluribus bibliobus" SovranPrésid'Mitran
Qu'il l'enlevât : haut-le-sceptre écarte-toi de là !
C'était lui le roi des rois des architectes du dur
"Est-elle pas toute en verre ma quadrangl' bibal'
Ma grande Bibliothèque du Mitran le Primesaut
C'est elle et mes livres que j'emporte avec moi,
Dans les limbes où les pages nos Indes Galantes
Nous tournevirent entr'deux mondes épistoliers "
Le neuf Alexandre dut répondre de ce pied-là :
"Toujours plus grand et vaste c'est ma formule
Du pouvoir qu'il s'espace outre les huisseries
Et toi pour y mettre tous les livres que tu lis ?"
Le Présid'Mitran sphinx à la mode égyptienne :
"Quand en pointe du pouvoir je dus le quitter
En marche des promenoirs du champ-de-mars
Où j'y vis tantôt une lectrice… ivre de bateaux
Lus et reliés à des mondes entiers dans un livre
Si petit et misérable qu'il les contenait trèstous
Et je me dis en moi-même que ce point alpha-là
Si contenu contendu en soi se pourrait naviguer
Dans l'haut-delà et d'un monde à l'autre aller ?
Qu'en penses-tu roi séculier parti tout-à-l'égout
Par la chasse du tout dernier de nos trous culiers"
-"Il suffit ! tu parles en atlante et Roi philosophe
Qu'il couchât Platon à sa guyse ou son bon plaisir
Et il nous plaît prendre ta leçon que tu nous livres
Faudrait-il quitter le pouvoir avant le perdre & soi
Entrer en chas par le petit livre qui doit survivre
Ne régner ne coquiner si livrée avec mots lettrés"
Wiggy Ludwig grand roi mort vomi des courtisans
Comprit que si l'on gagne c'est qu'on y perd aussi
Et cettui qui perd sitôt il y gagne…et tout à la fin.
L'Emperier Auguste and Miss What'D'You'Callum
Un mystère au temple fabuleux
Où l'on entrât les Deux-Mondes
Entre les colonnes salomoniques
L'EMPERIER AVGVSTE and
MISS WHAT'D'YOU'CALLUM
C'est son triomphe curialis
Le spectacle romain majeur
On y voit l'Auguste emperier
Défiler attelé à son quadrige
Ses chevaux blonds nerveux
Et vêtu sa chlamyde blanche
Toute piquetée de staries d'or
Dessous est-il peint en rouge
Des cheveux jusqu'aux pieds
A l'image du Dies Pitar divin
Parmi gens patriciens romains
Soit du monde entier il avance
En la tempête publique glisse
Monte vers le temple du dieu
Romain contremont capitolin
Jupiter le très-haut & très-bon
Il saute et descend de son char
C'est lui sacrement chic'affété
Beau gosse des Fastes familles
Pontifex maximus en sa religion
Entre-t-il dans son temple même
Le dieu t'attend gaffe à tes fesses
Passe les colonnes salomoniques
Bien-maçonnées genre orientées
Au fond sent-il quelques brumes
Du princeps étrangères opiacées
Si qu'on le voit passer nowadaies
Si outre et si vitement télé-porté
Quelque part entre Seine & Paris
Un truc même que tu l'crois-pas
Si tu le vois tout par-devant toi !
Là, des lustres d'ombres elfiques
Voit-il Miss What'd'you'Callum
De la joviale Damzel c'est le nom
MachinChose de Paris rivegauch'
Belle comme l'usine blanc si bleu
Si chouette sur sa neuve bicyclette
Elle cause à l'emperier et au dieu :
"Octave, tu m'as l'air bien paumé
Au naos que croyais-tu y trouver ?
Autour le péan du dieu maximus
Des turquesques leçons classiques ?
Des mecs-à-barbes ou superman ?
Un barman mécanique mousse ?
Gonfanons d'aigle suant d'ahan ?"
-"Quand même un peu plus d'éclat
Qu'il me fît raller genou par terre,
Qu'une bimbo si superbus canon "
Pensa-t-il ladré de son latin châtré
"Dis-moi, à quoi tout cela rime !
Qui es-tu et où suis-je vraiment ?
Depuis que By Jove j'y entrai "
-" Ah ! Si je le savais je te dirais
Mais sans décon' c'est si je veux !
Avant ça faut-il bien me draguer
Et du genou tu râleras tout bleu
Tant y a de mystères en celui-ci
Ne cherche pas à le comprendre
Contente-toi de bien m'étreindre
Ma vision te teindra roide rouge
Bois la pour t'en souvenir là-bas
Quand tu descendras de ce train
Et qu'on la demandera d'un trait
Après leur discrète affaire d'éros
Il retourna vers ses jeux romains
De ses plus marsiennes consorces
Puis au peuple il dit ce qu'il y vit
Dans l'adytum des clos mystères
"C'est Dieu lui-même qui me dit
De Rome la Fortune et l'à venir
En tous points écrit et conforme
Aux textes des prêtres flamines"
NéantNought de la luv'damozelle !
Ainçoit des mystères qu'on cache
Plutôt que les dire tels qu'on les vit
Car plus maister et sage qu'on soit
On craint certes d'aller au lynchage.
Des Pharaouns & Bast'Balayeurs
Une fable des artis'fabuleuxOu comment on se bien-trompeLe temps de dire bien-vraiDes PHARAOUNS & BAST'BALAYEURSEn not'siècle neuf, massy tempêtueux & disputeuxTout en foraines pseudo-chutes contemporainesOn y prit plaisir & science à confondre l'en-haut avec çà-basPuis au rebours pareillementEst-il pas not'meilleur-des-mondes ?Th' massyClassy où friquéSmiquéC'est tout-pareil idem sexy !Y vit-on un complet collège des PharaounsEt sages lettrés de l'AEgypte très-antiqueVenus voyageurs ès cathédrantsNon-pas de la secte des renfrognésCar d'entr'eux un plus bel'homme des universitésNous dit et publia la neuve formule de loisEt pour aveindre à protéger le nôtre brevetDe not'génome bientôt marqué-not'marchéDu cercle enferrant chauffé à blancQu'il enclot tout not'troupeau desveaux"Non non ! point de clonage, ni nos doublures en pelissesC'est tout, trop nul à chier ! Dedans not'ville ou policeEt si peu d'originalité, à la fin des fins, quoi quoi !"Paraventure furent-ils en maraudeTh' city magical-mystery-tourQuand il vinrent à duire à l'entour th'BeastyBastilleIl y virent d'aucun beau Bast'balayeur très-efféminéSi bien mis à la mode des sybarites romainsTout en teinture d'arabiques grands orientaux."O mes nobles & lettrés RamessidesJe vous sais vrais et si bonsEt contre la polit'Secte des renfrognésMais outre, je suis ès artis'ingénieuxEt donc libre des collèges & des universitésQu'elles soient visibles soient cachéesJe me contente donc du peu ou du pireQue je vois couler en ruelle si en maleplaceA Bast'Bastille & chaque weekendJ'y mise donc sur l'usance inéluctableQue l'on fera vite des neufs enginsVifs godemichets & gods and coMéchaniques & organiquesSi qu'ils seront nos robo'ClonosEt comme nous, seront-ils nos multiplesArtis'Clonos à la rue not'marchéA coup-sûr ! puisque pauvre si richementY-est-on-déjà quoi quoi ! à la fin des finsEt faudra ce que vouldra not'police,Le ballet pire encore du balais !"Il les prit alors à reprises à secousses bien-étrangèresDes questions et des doutes d'ensemble ils discutèrentIl leur ajouta à certes : "Comme l'hellène VénusVénitien j'y balaie du matin au serein,Je ne sache jamais de quoi ou quiJ'y bast'balaie ! Woust du balais !Et vous de même O beauxPharaounsVous nous mettez en garde ce jour d'huisA l'erte des dangers des clonos qu'ils nous viennent sitôtAh ça ! sont-ils pas déjà là ?Et n'est-ce pas les balayerEt cela avant même que d'en connaîtreEt donc d'en pouvoir juger
A la touche de leur Chic'Humanité ?"Si bien que nos bonsPharaounsEt pour ce coup-là massySexyEn devinrent moins chichementUn peu mieux cools jurisprudentsCar il sentirent bien ci-devantQu'ils dirent peut-être le droit d'avantMais tout-contre et au reboursD'une neuve éthique d'un droit tout-venantQue le clone parce qu'ils s'en méfientQu'on en doute et qu'on s'en gardeBien trop vite & trop vite bienAurait-il, à la fin des fins, son plus grand malA défendre la sienne si Chic'HumanitéQuand il sera là son vit haut dresséAussi pauvre et d'autant riche que sitôt bast'balayéA cause : Qu'il est là bien-né sans l'avoir jamais voulu !Faut-il comprendre not'fable des BonsPharaounsQu'ils agissent si bien car ils nous préviennentDu massyPire que seront nos clonosMais, aussi & par-là même annoncent-ils en pireLa sienne épreuve pour cettui cloneHors son éprouvette qu'ils voulurent prestement balayerComme on balaie au début & à la finDe not'marché aux Bast'Arts originaux, aux légumes et à toutes viandesDe Bastoch'Université des nés libres belles artyes & artis'Si plus sexy et si plus couillus que la secte des renfrognés.Soit not'clono sitôt pensé par nos bonsPharaouns(Qu'ils se trompèrent bien tout en disant le Vrai)Il fut balayé et recta aux détritus jetéAvant même qu'il soit né clonéOu just'avant qu'ils le dirent à la fin :Qu'il est autant que l'original bien-né ?Not'sphynge Vénus à la cour du Grand BalaisPour le dire inventa cette tzarribl'énigma :"Et si pour ralentir le pire on voulut le mettre au pilori ?Et du même coup on empirât des temps à venir ?"Somme en moral homme :Faudrait-il que nous aimions les clonésMais pour douloir ou ne pas tolérer des clonages ?Par ainsi tous Pharaouns & Bast'BalayeursEt chacun selon son poste & tempsAgirent-ils en grand'sagesse.
Des Amants Ki'Mont' & Ki'Decent
C'est la Fable qui monte au rideauDans le must du théâtre vénusienDes étreintes entre chair & latexFaut-il savoir tout de son texteDes amants KI'MONT' & KI'DECENTC'est l'Hôtel du Nord à Bastoch'st-MartinVrai ! moins grand'autel des mariagesPlus on y monte, aussi vit' on y descendCar là : tout le bizness des escales y est !Partout ça dégringole des rideaux aqueuxQui tombent des petits-grands spectaclesComme miracles quotidiens en natureCyprines mousses de nos vives petites mortsDes test'amants de l'art de la chambre à coucherA l'horizontale nos soleils les mieux cachésCompère & commère KI'MONT'A c'theure y vont coucherIls ont tout décidé : à la montre paravance"Ce que tu veux tu me le dis & je feraiEt ce que je veux je te dis & le ferasHaut-la-main ! zou on y va !"Comme au compte à reboursDes collages & décollages phalliquesCombien y a-t-il ? soixante & neuf… déjà !Des lustres depuis minuit lunaire apolloniqueIls croisèrent Co & Co KI'DECENTEux : spontanés téléportés en l'hyper'amour"On improvisera ce qu'on y trouvera… Peut-être ! n'en disons rien encor' !Amour, pauvreté, inscience ou fidélitéLe sexe n'est pas tout de l'affaire culQue l'amour des décents restât intacteDe ces méchaniques si huileusesBien trop l'genre des teknoEmbaisés"Aussi avaient-ils fait l'ânière économieD'une étude à quatre-mains-mêléesDes amples figures maxima déhontéesDe marines bites Indiques OrientalesContremont des temples de not'KamaSutra d'aucunes pages les plus-uséesPar nos antiques & neuves iconiquesDes universités sexy et pas si cachéesIl firent grand repast de ce litEt d'une plume si galante au menuMais par le chemin tout raccourciDu droit fil de leur plus vif élan :De se conjoindre vit' tout menuPar leurs endroits les plus chersC'était donc superBien chez les KI'DECENT !Mais descend-t-on plus vite qu'on y monteEmus bougés par les seules lois et forcesDe la bigBang attraction universelleEt qu'en avaient-ils à foutre mieux ?Pour faire court : ils osèrent moins.Quant au rebours, nos KI'MONT'Vinrent-ils aussi à leur plus haut pieuMais par tous détours plus savantsSi nombreux en doigté de phalangesDe toutes pointes, langues de doigtsClito ciselés par devant jusqu'à derrièreIls ouvrent large cuisses & lèvres du livrePuis qu'ils se dirent tout de leurs désirsDire comment…et par-là, voire là aussiJ'y suis … tiens le pénil et les nymphesEt caresser ton triangle vonPawlick slicEt ton point max'Graff'nberg doux itouQu'ils ne te sont point détails du toutQuand on y touche comme tu le sens !Si qu'ils y mirent plus de tempsBien plus précieux en cette affaireDes jouteuses braveries en amuseriesEt qu'à la fin plus outre maxima :D'eux-mêmes ils conjouirent outrésEt donc la voilà l'affaire :Ils s'en aimèrent d'autant mieuxRiants spasmes repus à satiétéCe qui semble la bonne finQu'on y cherchât tous enfin !Ainsi, pour y venir à cette monte testéEt par nos deux corps bien-aimantésFaut-il s'y mettre tout soi-mêmeEt moins attendre du hasard & néantConnaître la scène pour improviserEst-ce pas une plus fine poésieDe ces techniques très plaisantes ?Que pour se faire l'un l'autre Bien :Savoir s'entredire tout ce qu'on y veut.
Le Paon Drag'apanne & la Chic'Chatte
Un fabliau où l'on estime que le différendEntr'homme & femme est qu'ils sont d'abordAimants, à fin de s'y mieux-voir si différents.Le PAON DRAG'APANNE & la CHIC'CHATTEEn not'City d'une police trop raffinéeUn paon se lamentait à cour et à dragueSa longue plainte en soupirs tranchantsOn l'entendit de tous matins & jardinsIl était bleu & or tout en oculis coquinsEt dragueur à mort des sitrop top-modelliElles lui tombaient comme rosée du matinDe toutes natures si vagissantes machinesLeurs yeux tout invaginés versdedans ellesIl ne se sentait plus not'dameret des ailesSi galant ès science embesogne damozels.Mais au-dedans un big Palace genre l'ElyséeIl voulut une chic'chatte jamais si cul-de-jatteQu'elle régnât sur le rocher jet-set des peoplePas monacaux du tout et même très membrésToute la boutique des beaux-gosses si affétés& sur la dragu'internet des réalités top-mollesSur son arabique diwan elle pensa tout haut :"Le paon est-il sexySexy ! il les a toutes ! MoiIl ne m'a pas, en son fond Coq & CommerceEt de ce dard-là je le castre et donc le perceEt le griève de bourelleries, car ça me plaît "L'annonce du paon apparut-elle par son wifiDe son portable sur diwan, l'internet sur surfA la chatière persique des web vieilles famillesL'annonce des paon-familles disait sa drague :"Je suis un bel artiste biouti et savant au turfJe suis à toi et comme tu veux si tout de suite !Ne suis-je pas paon ? parce queue ma faute à moi ?Si mon plaid si beau châtier vous dira : je vous plaisPlus quantième on se fait de l'effet ! Comprenez ! "Il prirent un marché & date au Flore des CafésSe reconnurent d'arrivée ès avantage des photosIls étaient des maxima bimbos qui branlent du feuA toute la terrasse jusqu'aux Deux jolis MagotsDragues à Machinchose & devis germanopratinsIls s'allongèrent à l'ensuite dans d'autres débatsPlus serrés si doux si plus conjouissants à la fin.Mais au l'endemain elle le jeta vite de ce pied-làDu diwan et de tout le bâtiment du chic'élyséen" Va-t-en drag'apanne ! si brillant en l'amoouuur !Qu'au matin après ton si vif éclat, bref tu reposesEt va lire au pieu ton journal sans resservir le platAlors que je t'attendais à reprises et non-en-panne"Elle était bien trop chic'chatte pour faire sa paonneNot'chatte en voulait des comme elles en appétitDes fins félins qui aiment les chatte'natures aussiPour bien s'entrechauffer entre fourrures pareillesEt s'entrevoir en beaux miroirs et longs tout à l'enviCar il se fit jour & lustre que not'paon rien dragueurNe pouvait aimer chatte comme il aime sa paonneJust'à montrer sa paonnequeue il fut vit au différend.Peu d'hommelets si machos aiment vraiment les femmesSi pour les comprendre faut-il être un peu comme ellesCar Aimer c'est à bien celle fin : de se comprendre tout !En pensées, coutumes & surtout en semblables appétitsPar l'entremise et attrait des différences : Même & même.
L'Araignée & le Blaireau
Une fable en fourberie
Autour de la fontaine du marché Bastille
Hier, au terme d'un fil polar assez,
On m'a donné à lire la lettre pas-si-ouverte
Des révoltés du BountilleBasty :
Le bateau clos et non-plus ivre du tout
Dans la tempête disputeuse.
C'était bien ès chien,
Ce texte trop long,
Trop défonce-moi la gueule des autres
Et avec un copier-coller sitrop du règlement enmarbré :
Que l'on y voulait qu'il soit enfin appliqué et à la lettre
(close des maisons)
Par la Somarep not'Bailleur qui était donc là au début.
On s'est marré aarrgh ! comme au bar
Sur la plaza des personnalités cultes des familles.
Et je me suis mis dans des pensements
Parce qu'ils m'y sont venus aisément,
D'un avenir trop proche.
Vraisemblable :
La SomNot'Bailleur qui n'est pas cousue de sots -
N'a-t-elle pas quand-même fait ce règlement ?
Et outre qu'elle a su l'adapter à l'esprit des artistes
Pré-supposés des plus tolérants -
D'arrivée va-t-elle sourire et non-recevoir comme il convient,
Y vont bien s'marrer aussi
Et sitôt rendre tout la pareille.
Là, ils vont grincer des portes, aux chiens qui mordent
La main qui tolère.
Puis, ils vont dire autrement et sans le dire comme ça :
"Si vous n'êtes pas bien ici, chez nous et
A Paris ce qui n'est pasNéantNoughtNichevo,
Et si vous vouliez plus de règlement encore,
Allez-donc voir plus loin au tréfonds où l'on déjeune depuis longtemps
De la rase-gratis-race".
La porte pour dehors et ça-bas vous est bien-ouverte, de l'air ! "
Et ceci dit sur le tonTout ce qu'il y a de plus politChicParisian,
Comme et par la lettre,
A la lettre, culier coup-de-pied quoi quoi !
Tu-l'as-cherchée-non ?
La porte-voie des périphéries
Des guerresWarries,
Mon drougyTovaritch ?
Mets ta montre à c't'heure !
Nous sommes donc au XXI siècle et qui n'est plus l'autre.
Alors, et à l'ensuite d'un tel discours polissé et réalPolit,
Tous les signataires resteront
Parce qu'ils y ont chaud quand-même dans ce marché-là.
A Bastoche tout-de-même
Qui vaut bien qu'on s'y accroche plus très-tendrement,
Et non-pas avec des doux-durs Chicots paraventura.
Peints tout en feintise & fourberie à la fin.
Car eux : les chefs-couverts de la bande à Chicot
Devront-ils s'faire la belle...
Eh oui ! Pour ne pas perdre la face,& couvre-chef et tout le reste.
Et ce toutim-là -
Comme depuis les débuts de l'Histoire des Suétone
Et des autres écrivains-coquins qui ont lu -
Rentrera dans l'ordre vague qui laisse favorablement
Des tolérances assez :
Est-ce pas triste !
De voir des artistes se rassembler à celle peineuse fin
De demander que le sovranOrdre règne "à la lettre",
Ils veulent tout et leurs stands & boutiques voisines interdits
A l'à-peu-près,
Et aux girafes-araignées
Qui m'font peur maman quand elles parlent.
Et outre : dans leur vies-mêmes :
Aiment-ils que tout soit sitrop règlement ?
Ne s'arrangent-ils ou s'accommodent-ils jamais à autrui ?
J'en doute fermement !
Pour ma meilleure part :
Je reste en la plus excellente compagnie
Cette-ci qui n'a pas signé,
Trop libre à-certes,
Et si bien-composée des meilleurs et plus libres esprits
Et artistes haut-la-main :
Mes amis indivis.
Ils n'ont pas signé, eux :
La sorte de charte du constat d'échec,
Ingrate ou amère et autoritaire dérivée
A bride bientôt lâchée,
Comme une lettre de p'tite cachette
Qu'elle rejettât en Bastille
Les calmes et les sereins
En le bel-avenir
Mais qu'il est juste un peu plus lointain.
Quand tout se re-construira,
Construira neuf,
A la Bastoche des drougyPotes
Et mes belles artyes qui signent
Oui mais d'un baiser.
Le Lézard et le Serpent
Une Fable bien affabulatriceDepuis la Fontaine not' MarchéMais oncques point si affableQu'en la plus fiable des fiances.LE LEZARD ET LE SERPENTUn lézard qui aimât les lézardesEt paraventure en peignit-ilLeur corail fendu du rubis .Il fabula et franchit le RubiconComme le fit César fils de Vénus."L'Araignée et le Blaireau" sa fableElle plut ore et ore, ou déplut aussitôtSelon des diverses opinationsA la presse des artistesBastillésMais non-point à sa verte déesseIcelle vérité toute-nue du puitsGénérée de l'écume océanique.S'en amuse-t-on de ses galipettesEntr'dieux-déesses entr'jambettesEntre les arts si entr'lézardettesGalants et damozelles à plein drapQu'on se fend donc bien de not'gueuleSi qu'on est vif, et de bonne santé.Le serpent aimât à plaire aussiQu'il glisse économe ce néanmoinsTrèstout prodigue de mots creusésEt par lui-même d'abord-vidés du sens.Il n'aima rien de la fable du lézardeauCar, il souffrit tout son trop-contenuEt se vit en si lustre et si noire peintureNon tu-le-crois-pas ! Bien trop crue !Si qu'il en perdit et sur le champEt de sa république et de son pseudoBâtiment de la ChicotBon'Démocratie .Il eut alors de ces pensements-là :" Ha ! ça ! il suffit maintenant des oppositesQu'on me fait à moi si bon et si grand'homm'Qu'elles me tombent sur ma grand'beautéEt sur mon bel-esprit qui séduit ou fianceJuste à ma seule montre.de moi-mêmeSitôt j'apparais et je dois règner donc !Ce semble, je sais promettre à escientJuste à la touche de ce qu'on m'demandeSans jamais que j'y sois obligé, tout à la fin"Somme : le lézard l'osa lézardéSi à fait que l'affable serpentinS'y fâcha toutvert et eut des motsMoins creux mais plus disputeuxDu dur-cassé démagogue snakyHyper-vulgarisateur ou ordurier.Comprit-on vitement sur le marchéDans la presse réunie des artistesGentils et riches pauvres de rienQu'une courbe qui glissât si bienToute contendue d'un corps si longEntre les allées de la politique ouSur la complexion de cettui visageComme un sourire tout-souplesseEscachât tantôt des pires dessinsDes noeuds malins qui poissentCestui qui s'y laissât trop séduireVers le Grand'Soir de lui-mêmeOu la révolution du trop rubicondQui te promet tous rêves cashDes fantasmes sitrop asexuésDu culte de leurs personnalitésEt vot'lézard en fiance des MotsS'en saisit-il et en remplit-il au débordD'un contenu très-antique et neufQui ne puis se dire avec des motsMais qu'on y entend si fort pourtantDans ce libre esprit et dict voltairienComme si tout s'entendait par oeilComme le lézard aime sa laisarde.
Chic'Coucou & le Phénix
Fable de not'Fontaine du Marché
Autour la nôtre Bastoche des artis'
Genre : We don't get fool'd again !
CHIC'COUCOU & LE PHENIX
Un coucou gras et lors trop grand
De place en nid vint à manquer
Il scruta donc du-haut le Génie
Oui ! à Bastille il se posa d'arrivée
"Wouahou ! la belle place et stand !
A me confier, et tout si bongras
Public que sont tant d'artistes,
Tendres peut-être, mais naïfs assez."
Il alla leur dire ses sermons beaux
Mais surtout ses grandiloquents
Si qu'ils l'entendirent et qu'on le reçut
Même : on le couronna Rex Bastochivs
Comme il voulut : par-dessus le marché.
Durant un an passé de ce pied-là
On l'entendit promettre tous feux
Qu'on ne vit allumer qu'en cendres
Même à la Noël des bonsmarchés :
Jamais de fêtes non-plus de succès
Ni à Paris, ni au Marché Bastoche !
On dut donc dans cette cendre-ci
Le débarquer vite du nid vidé trop grand
Pour not' cou-cou : ce qui est étonnant !
Il en fut cocu et en refonda tout-des-nids
De plus en plus petits et trop nombreux
"Quelle république me couronnera-t-elle ?
Sur ma seule parole de maîstrie-coucou
Ne suis-je pas le phénix tout-en-promesses ?
Qu'il me suffit de les fantasier ou fantasmer."
Il pleura dans la cendre du plat-marché
Et quand toute parlerie se fut tue lassée
On y vit des petites plumes se rassembler
Elles se dirent un neuf phénix d'Alexandrie :
"A la fin, je renais quand un vide m'a gonflé
Pareil au trop plein œuf que je suis, tout éclos
Des espérances couvées, couvertes des jactances
Des gros coucous qui s'en volent de nid en nid
Quand je germai phénix en la ruine et la cendre."
Ainçoit, de grands oiseaux qui se paissent d'oisillons
Et d'autres plus tardifs qui croissent de moins, de rien
Est-ce dire qu'ils se savent attendre le bon moment ?
Les uns firent et font des cornards ou des cocufiages
Les seconds nous bluffent aussi : naissent-ils de grise cendre
Mais, à l' inverse pour éblouir quand ils s'emplument de l'or :
Pareil au génie que l'on voit à Bastoche, du début et à la fin.
Le Malchik Troumalin
La fable qui dit trous de biensD'un p'tit paumé né surdouéPour évider des trous malinsLe MALCHIK TROUMALINLe daktari n'en pouvait mais,De ce malchiki massy surdouéPap'mam sens dessus-dessousQue va-t-on faire monstr'à nousDu casting des tv-foot-familles ?Il est vrai qu'il était né-affligéD'une sorte de don inutidébileQu'il apparut quand il ruina toutDe la case départ de ses parentsOui ! Il crevait les murs à tomberJuste en les regardant un zipeuUn truc à l'éclate genre surnaturelBizdard CIA vu à la téloMédranoQu'on en voit des trucs jourd'huiQue ça fait peur d'la suite & finEt j'en lis à la bibliotec plus ultra !Partoutou il allait ça trashtombaitDes crash bodybuildés flashinfosIl était toujours de sortie, quoiquoi !Son bain d'espace trèsjazz à jacuziUne sorte de génie héroïkFantasyParfois, on lui demandait ci-dehorsCe qu'il faisait si ouvert son pleinair"Hé !Je scrute l'espace et qu'il s'ouvrît !"Et, ses drougyPotes s'y mirent en rôleDans le roman de sa vie tout-à-trous"Qu'on l'anpéât vit'fait au castingcinéQu'on lui trouvât enfin bonbonboulotChez le gars-US qui peint des HérosEux qui changent le monde si à cranEn crevant les écrans des wizivisiosDe l'avenir tout en trois-dé-chantier "Mais, ils ne surent jamais ce qu'il voulutBien dire : à creuser ses troudurs comçaQuand il leur dit vagu'à-l'œil simplesse :"Aïe! Je prends surtout le bon-exempleA voir ce qui déconne, tout si partoutOù ça pète des bombines à praimetivisQu'en voyant bien tout ce qui fait MalJe comprends tout c'qui-faut-plus-faireAïe! Que ça me troue le cul à chaque fois !Plutôt qu'à me mirer les rares bonscoupsCar ce qui-déconne est bien plus courantQue ce qui-va-bien, limit' sitop-confidentVa donc voir ! sur www.connard.comComça se bouscule au portail des memb' "Adonc, mes frères & sœurs plus malinsEn parleries désabusés…cauzvit j'técoute!Faut-il tout voir de ce qu'on doit éviterComme s'évider le tunnel vers mieuxcashCreuser son p'tit trou du Maister karachoDu spacySpace qui s'ouvre des briquettesPas-seul ! car bien-entouré bien-copinetteComme un god'effet d'vot' blondé divine.Et ceci pour dire cette inverse morale à regret :Prendre leçons des trous du Mal plus nombreuxAussi du Bien mais trop rare pour creuser prou.